Homélie de la messe du 15 mars 2020 (père Pierre Darmedru)

Vous trouverez ci-après l'homélie du père Pierre Darmedru pour la messe de ce dimanche 15 mars 2020 à Montrevel.

Les lectures sont notamment accessibles sur le site de l'Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones (AELF)

Je voudrais dire quelques mots de chacune des lectures de ce dimanche.

 

La première, du livre de l'Exode, nous parle à la fois de l'épreuve de la soif vécue par les Hébreux dans le désert et de leurs doutes par rapport à Moïse : « Pourquoi nous as-tu fait monter d'Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Elle nous parle aussi de leurs doutes par rapport au Seigneur : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »

 

Nous aussi, il nous arrive de traverser des épreuves de toutes sortes. En ce moment même, le monde entier vit une grande épreuve de santé. Cette lecture nous dit que le Seigneur est toujours là, au cœur de nos épreuves. Il entend le cri de Moïse et fait jaillir de l'eau du rocher. Nous avons entendu dans le psaume : « Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre rocher, notre salut ». Si, par notre foi, nous nous appuyons sur le Seigneur comme sur un roc, un rocher, il est capable de faire jaillir des sources de vie de toutes nos épreuves.

 

La seconde lecture est un peu difficile mais elle nous dit la chance inouïe que nous avons de croire. La foi en Jésus ressuscité nous donne accès au monde de la grâce, c'est-à-dire du don de Dieu. Comme l'écrit Paul, « l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par l'Esprit-Saint » et cela nous permet de toujours vivre dans l'Espérance parce que nous nous savons toujours aimés de Dieu, à tout instant, et nous aurons « part à la gloire de Dieu ». J'aime beaucoup cette phrase, dont j'ai oublié l'auteur : « Tout est grâce pour qui vit au niveau de la grâce ». Tout est grâce pour qui vit au niveau de la grâce.

 

Demandons au Seigneur une foi vive pour vivre tout ce que nous traversons dans la confiance et dans l'abandon à la grâce de Dieu.

 

Il faudrait parler longuement de l'évangile qui est si beau. Comme il est long, je veux juste dire ce qui me paraît essentiel.

 

« Jésus, fatigué par la route, s'était donc assis près de la source ». Tout cet évangile, me semble-t-il, veut nous faire comprendre que la vraie source, c'est Jésus lui-même. Il y a en nous beaucoup de soifs : de bonheur, d'être aimés, d'être reconnus pour nous-mêmes, etc. Jésus est capable de combler toutes ces soifs. Il est venu pour nous apporter la plénitude. L'accueillir, le recevoir nous fait vivre pleinement.

 

Cette femme samaritaine en est un bon exemple : sa vie est complètement transformée par cette rencontre avec Jésus au bord du puits de Jacob. Et ce don de Dieu est pour tous ceux qui veulent l'accueillir, même pour les Samaritains qui étaient considérés par les Juifs comme des hérétiques et des impurs.

 

Accueillons avec beaucoup de joie le don de sa puissance que le Seigneur nous fait chaque jour et tout spécialement dans cette eucharistie.

 

Amen.